
La carrière de Jeff Hardy, c’est un doux euphémisme, a été un long chemin parsemé d’embûches. A l’image de son catch risqué, tout en envolées fluides et en lourdes chutes, l’émotif Jeff n’a tutoyé les cieux que pour mieux sombrer en enfer.
Mais le Rainbow Haired Warrior renaît toujours de ses cendres. Le 24 mai prochain, jeff, qui n’aura pas encore 32 ans, célèbrera déja le quinzième anniversaire de son premier combat à la WWE.
Retour en arrière pour les moments forts de sa carrière.
1994-1988
un Teenager parmi les fauves.
Record de précocité qui n’est pas prêt d’être battu, Jeff Hardy pénètre à 16 ans dans le ring d’une fédération qui s’appelle encore WWF (selon certaines sources, il aurait menti sur son âge pour être admis).
Il faut dire que le catch, il baigne dedans depuis un bail. Orphelin de mère à l’âge de neuf ans, il grandit, avec son frère Matt de trois ans son aîné, dans un bled paumé de Caroline du Nord, Cameron (150 habitants au dernier recensement).
Pendant que le papa, Gilbert, se tue à la tache dans les champs de tabac du coin, ses intenables gamins, passent leur temps à regarder du catch à la télé et se prennent pour Shaw Michaels en sautant sur le trampoline familial. Les premiers saltos leur inoculent le virus. Il seront catcheurs s’est décidé, à la stupéfaction de leur père, qui préférerait les voir s’orientés vers une carrière plus… »terre à terre ».
Mais les garçons sont têtus. Dès le début des années 1990, ils organisent des petits shows dans les foires locales, et finissent par tomber sous la férule d’un imprésario tout droit sorti d’un roman de Dickens: un type qui se fait connaître sous le nom d’italian stallion », et qui a catché dans tout ce que le pays compte comme promotions. Il a conservé des contacts auprès de la WWF, et finit par dégoter quelques combats à ses protégés (naturellement, il prélève au passage une dîme colossale sur leur paye). peu importe, car la machine est lancée.
Le 24 mai1994, Jeff Hardy n’a donc pas encore 17 ans. Pourtant, ce jour-là, il affronte Razor Ramon (Scott Hall), l’une des plus grandes stars de l’époque. Ramon est alors engagé dans une querelle de longue haleine avec Goldust, qui le harcèle en voulant fricoter avec lui
Entre deux affrontements avec » l’homme » doré, Razor Ramon massacre des petits gars de passage qui ne lui ont rien fait. Ce jour là il se moque bien de l’identité de son opposant. Chevelure blonde décoloré, torse nu, pantalon bariolé, Jeff Hardy est un moineau face à son immense adversaire mais alors que Jeff mord la poussière, Razor est distrait par un émissaire de Goldust, sort du ring à sa poursuite et perd par décompte à l’extérieur ! Le premier combat de Jeff est donc officiellement une victoire sur l’une des plus grandes stars de l’époque, certes acquise dans des conditions douteuses.
Notre héros n’aura pas le temps de savourer : un Razor Ramon furieux revient dans le ring et lui inflige trois fois de suite sa violente prise de finition, le Razor’s Edge. Jeff a entrevu les étoiles un court instant, avant de s’écraser sur terre… le restant de sa carrière fonctionnera de cette façon.
Les années suivantes, Jeff et Matt (qui démarre à la WWE au même moment) serviront à plusieurs reprises de pitance aux stars de l’époque. ils perdront, en particulier, contre le 1-2-3 Kid, l’Undertaker, Owen Hart, Crush, Rob Van Dam, Nikoldi Volkoff et autres Hunter Hearst Helmsley, pas encore métamorphosé en Triple H.
Qu’importe. Ils emmagasinent de l’expérience, commencent à être connus dans le milieu et, surtout, ne cessent de s’entraîner et de participer à diverses promotions indépendantes. Les deux jeunes gars fondent même leur propre petite fédération de catch dans leur Caroline du Nord natales, OMEGA (Organization of Modern Extreme Grappling Arts).
Ils y rameutent leurs amis: certains d’entre eux connaîtront par la suite une jolie carrière à la WWE comme Grégory Helms (The Hurricane), Shannon Moore, Joey Mercury… A l’époque, Matt et Jeff se chargent de la totale: monter, transporter et démonter le ring, s’occuper de l’organisation des shows et de la publicité, recruter les nouveaux… Ils vont même jusqu’à coudre les costumes.
Et évidemment, ils catchent en permanence, affinant leur technique et leur complicité. Autant dire qu’ils apprennent le métier à la dure ! Quand la WWE leur offre enfin un contrat à temps plein, en avril 1998 (Jeff à 21 ans, Matt 24), papa Gilbert n’a d’autre choix que d’en prendre son parti, il sera rapidement convaincu que la décision de ses rejetons était la bonne.
Match clé de cette période : Victoire par décompte à l’extérieur contre Razor Ramon le 24 mai 1994.
1998 :
Derniers ajustements et grands débuts des Hardy Boyz.
Aussi doués soient t-ils, Jeff et Matt ont tous de même besoin de perfectionner leur style. Ils sont donc confiés aux bons soins d’un entraîneur réputé, Dory Funk Jr, qui les gardes tout l’été durant dans son « Funkin’Dojo ». Ils y côtoyaient plusieurs futurs illustres catcheurs comme Christian, Tes et A-Train.
L’automne venu, les Hardy sont prêts. Ils effectuent leurs grands débuts télévisés le 27 septembre, en vainquant Kalentai (une équipe de catcheurs d’origine asiatiques, composée ce jour-là de Men’s Telah et de Funaki). Rapidement surnommés les Hardy Boyz, ils séduisent immédiatement un large public par leur catch acrobatique et spectaculaire. Ils affrontent de nombreuses équipes au cours des mois suivants, si bien qu’à la fin de l’année, ils sont devenus des espoirs de la discipline. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes.
Match clé de cette période : défaite contre les Champions par équipes Ken Shamrock et le Big Boss Man, le 27 décembre
Note :
Jeff s’installe sans problème dans la fédération. A une époque où le championnat par équipe est passionnant et très valorisé, les Hardy Boyz y incarnent la jeunesse et l’audace. Ils sont loin d’être de grandes stars, mais un futur brillant se profile à l’horizon.
1999 :
L’année du premier titre.
Les deux frères sont sur une pente ascendante, et rien ne semble devoir les arrêter. Ils franchissent une nouvelle étape en milieu d’année, quand ils se dotent d’un manager, Michaels Hayes, ancien catcheur émérite qui deviendra quelques années plus tard un homme influent dans les coulisse de Smackdown. Il les aidera à conquérir leur premier titre de Champion par équipe, le 5 juillet.
En battant l’aquipe APA (Acolytes Protection Agency) composée de Faarooq et Bradshaw, les Hardy, de plus en plus populaires, obtiennent leurs premières ceintures de Champions par équipe. Même s’ils les perdent un mois plus tard contre ces mêmes adversaires, ce premier triomphe en appelle bien d’autres.
Dès août 1999, c’est un nouveau tournant pour nos deux athlètes qui tournent casaque. Ils se débarrasent de Hayes et passent du côté obscur de la force, en catchant quelques temps au côté de Grangel dans un délire vampiro-mystique.
Un rôle qu’ils abandonneront rapidement. Engagés dans une séries de matchs les opposant à l’équipe Edge et Christian, ils finissent par remporter un ladder Match (Match de l’échelle) où le but est d’attraper une mallette suspendue au plafond, l’équipe qui y parvient obtenant 100.000 dollars et les services de manager de la sublime Terri Runnels.
A l’issue d’une opposition dantesque, les Hardys Boyz triomphent. Pour la première fois, ils combattent l’un contre l’autre à la fin de l’année, mais ils se réuniront rapidement.
match clé de cette période : Victoire dans le ladder match contre Edge et Christian le 17 octobre à No Mercy.
Note :
Un premier titre de Champion par équipe, un premier combat inoubliable contre Edge et Christian, une popularité qui explose, et même des matchs individuels… Et tout cela, dès leur première année complète à la WWE.
2000 :
L’équipe du nouveau millénaire ?
Terri Runnels blessée, les Boyz s’adjoignent les services de leur amie, Lita. A eux trois, ils seront la « Team Xtreme », « extrême » comme leur catch casse cou, risqué et spectaculaire. Leur antagonisme avec Edge et Christian se poursuit, et les deux équipes s’affrontent régulièrement dans des batailles à couper le souffle. Pour leur première participation à Wrestlemania, dans un Triangle Ladder match (match de l’échelle à trois équipes), les frères sont opposés au duo canadien et aux Dudley Boyz. A Summerslam 2000, les trois équipes remettent le couvert dans le tout premier combat TLC -Tables Ladders et Chairs (tables échelles et chaises)- de l’histoire de la WWE. Les hardy Boyz ne remporte aucun de ces deux matchs, mais ce n’est que partie remise. En effet, ils deviennent Champions à Unforgiven en septembre à l’issue d’une Steel Cage match (match en cage), toujours contre Edge et Christian. Ces derniers récupèrent leurs ceintures à No Mercy en octobre, puis les rendent aux deux frères à Raw le lendemain.
Mais les frangins perdent leurs titres un peu plus tard face à une nouvelle équipe, Right to Censor. Ce n’est que le début de leurs problèmes. Lita tape dans l’oeil de Dean malenko, et les Hardy doivent défendre son honneur. Ils affrontent alors Malenko et ses comparses (notamment Chris Benoit et Eddie Guerrero). Ils en perdent un peu de vue leur objectif initial, les ceintures par équipes, d’autant que cette année, Matt à brièvement capturé sa première ceinture en solo, le titre Hardcore.
2001 :
Vers la séparation des hardy Boyz.
Jeff a particulièrement tapé dans l’oeil des dirigeants par ses sauts de casse cou. Cette année là, tout en continuant l’aventure avec Matt (les Boyz gagnent et perdent les titres par équipes de la WWE et de la WCW, qui vient d’être racheté par Vince McMahon), Jeff conquiert plusieurs ceintures individuelles (intercontinental, Light Heavyweight et harcore).
Rob Van Dam, la star de la ECW, affronte Jeff Hardy dans des combats à couper le souffle, notamment un ladder Match à Summerslam.
Trois ceintures en solo accrochées à la taille de Jeff, c’est bien pour lui. Mais son frère voit ça d’un mauvais oeil : comme un prélude aux événements du début 2009, une bonne dose d’amertume est perçue du coté de Matt, même s’il remporte de son côté le titre européen. Lita ne sait pas où donner de la tête pour réconcilier les frangins, mais ceux-ci sont têtus et s’affrontent le 10 décembre à Vengeance, dans un match arbitré par Lita.
Ce soir là, Jeff, qui est parallèlement impliqué dans une querelle avec l’Undertaker en personne, bat son frangin Matt. La séparation semble inéluctable.
2002 :
Chacun sa route, chacun son chemin.
Les fans veulent voir les Hardy Boys catcher ensemble, et rejettent leur antagonisme naissant. Du coup, la WWE récolte les morceaux et relance les Hardy Boyz, sans autre forme d’explication.
Ils font l’objet de plusieurs attaques destructrices de la part de Brock Lesnar, la nouvelle terreur, de la fédération. Jeff se fait laminer en cinq minutes par « The Next Big Thing » à Backlash, dans un combat à sens uniques. Les Hardy n’obtiennent plus de match pour le championnat et envisagent de plus en plus sérieusement de se lancer pour de bon dans des carrières individuelles.
Jeff déclare qu’il va dorénavant « vivre pour l’extrême » et joignant la parole aux actes… pousse l’Undertaker pour le titres de Undisputed Champion (Champion incontesté). Il perd de peu, mais le Phénom revient sur le ring pour lever le bras de son adversaire en signe de respect. En août, la scission est entérinée. Chacun des Boyz volera à présent de ses propres ailes.
Matt se retrouve à Smackdown et y développe sa « mattitude », tendis que Jeff demeure à Raw. Dans la foulée, ils signent de nouveaux contrats avec la WWE. Vince croit en eux. A t-il raison ? les derniers mois de l’année sont en tous cas moyens pour les Boyz, qui peinent à faire leur trou dans leurs divisions respectives.
2003 :
la chute.
Jeff en a plein le dos, au sens propre comme au sens figuré. Des années d’acrobaties l’ont meurtri, et son corps réclame du répit. Son esprit également. A la différence de son frère, qui ne vit que pour le catch, Jeff se passionne pour la peinture, la musique, la poésie, le motocross et diverses autres choses.
Il lui est de plus en plus difficile de vivre une vie de catcheur en plein temps. En début d’années, il devient une ordure sans scrupules qui s’en prend à Shawn Michaels, mais, à peine un mois plus tard, il redevient un héros positif et s’engage dans une rapide relation avec Trish Stratus.
Hélas, le précipice est proche : il ne se montre pas à plusieurs réunions, et manifeste peu d’entrain quand il daigne venir. La sanction ne se fait pas attendre. Le 22 avril, il est licencié. il tente de rebondir sur le circuit indépendant, mais son apparition à la Ring Of Honor n’est pas un franc succès.
Il décide de prendre une année sabbatique, qu’il passera à faire du motocross en chantonnant ses poèmes.
Match clé pour cette période: Jeff et Trish Stratus battent Steven Richards et Victoria, le 24 mars. Ce sera le dernier match de Jeff à la WWE avant trois ans.
2004 :
L’alternative TNA
En avril, Jeff retrouve l’envie d’entendre les fans scander son nom. La TNA, principale fédération concurrente de la WWE, flaire le bon coup et l’embauche. Avec un planning allégé par rapport à la WWE, Jeff renaît de ses cendres et la passion du catch réapparait.
Séquence émotion : Jeff retrouve Scott Hall, celui-là même qui avait affronté dix ans plus tôt pour son premier match, lorsque Hall s’appelait encore Razor Ramon.
Mais les anciennes vedettes comme hall, kevin Nash (Diesel du temps de la WWF) et Jeff jarrett monopolisent les ceintures. l’objectif de Hardy est pourtant clair: devenir Champion TNA. But qu’il n’atteindra jamais.
2005 :
Dans les méandres de la TNA.
Jeff affronte les meilleurs de la TNA (Aj Styles, Abyss, Raven, Rhino, Sabu… et n’échappe pas à deux suspensions, pour avoir manqué deux réunions. Il explique ses absences par des problèmes de logistique, mais sa réputation ne s’améliore pas. A l’instar de la WWE en son temps, la TNA ne se risque pas à en faire son porte-étendard.
Match clé de cette période : Victoire contre Abyss dans un Falls Count Anywhere Match (match où le tombé peut se faire n’importe où), à Destination X, le 13 mars.
2006 :
Retour au premier plan.
Suite à sa seconde suspension à la TNA, en décembre 2005, jeff n’apparaît plus dans les réunions principales de sa fédérations d’adoption. les choses tournent mal pour lui… et c’est alors que la WWE lui offre une nouvelle chance. En août, il revient chez Vince, à la grande joie des ses fans, qui ne l’on pas oublié. Ragaillardi, il promet de ne plus les décevoir, et démontre ses nouvelles ambitions par une série de combats enthousiasmants contre Johnny nitro (Jim Morrison) où il gagne, perd, puis regagne le titre de Champion Intercontinental. Et le 21 novembre, à la ECW, les Hardys Boyz sont réunifiés pour la première fois depuis près de cinq ans. Ils affrontent plusieurs équipes, notamment MNM (melina, Nitro et Mercury), et montrent qu’ils n’ont rien perdu de leur maîtrise.
Match clé de cette période : Défaite dans un ladder match à quatre équipes, à Armageddon, le 17 décembre. Match marqué par la spectaculaire blessure infligée involontairement par les Hardy à joey mercury en sautant sur une échelle qui lui revient en pleine figure. Tout ce sang n’était pas beau à voir…
2007 :
De nouvelles perspectives.
L’année de l’accession aux titres individuels majeurs de Jeff. Il redevient une star de premier plan. Pendant les six premiers mois, le cadet des frères hardy perd son titre intercontinental au profit d’Umaga et multiplie les combats par équipe, mettant aux prises pas moins de dix équipes !
Mais Jeff n’abandonne pas ses ambitions personnelles, récupère le Championnat intercontinental des mains d’Umaga et se pose en candidat sérieux au titre de Champion WWE, accroché à la taille de Randy Orton.
2008 :
Tout Jeff résumé en une année.
L’année la plus symbolique de sa carrière, avec une nouvelles fois des hauts et des bas. Tout commence par un Swanton Bomb inimaginable sur Randy Orton du haut d’un échafaudage, le 14 janvier. Deux semaines plus tard, au Royal Rumble, Orton se venge et conserve son titre de champion WWE, en contrant un Twist Of Fate de Jeff avec son RKO.
Mais la série noire ne s’arrête pas la : Jeff perd son titre Intercontinental face à Jéricho, ne participe pas à Wrestlemania en raison d’une suspension de 60 jours, et dès son retour, nouveau drame personnel.
Sa maison brûle, et son chien adoré, jack, trouve la mort dans l’incendie. Avec le soutien de ses amis, de sa copine Beth (le couple est inséparable depuis 1999) et de Matt, Jeff trouve les ressources pour repartir de l’avant. Au deuxième semestre, personne ne peut stopper sa course effrénée. Sur le ring d’un épisode très relevé de Smackdown où évoluent Triple H, Edge, le Big Show, et un Vladimir Koslov effrayant, Hardy multiplie les prouesses.
Il a bien du mérite, car il est la victime de plusieurs agressions mystérieuses en dehors du ring… la récompense arrive enfin à Armageddon, le 14 décembre : Jeff remporte un Triple Threat match contre Triple H et Edge et devient, pour la première fois, Champion WWE !
2009 :
Face à Matt
Une nouvelle fois, Matt se retourne contre son frère. Au Royal Rumble, le 25 février, alors que Jeff domine son adversaire Edge, Matt lui porte un coup de chaise fatal. Jeff perd le titre, et son frère parait cette fois bien plus enragé que lors de leurs précédentes confrontations, survenues des années plus tôt.
Matt souligne l’inconscience de Jeff, qui paradoxalement est à l’origine de l’immense popularité du Rainbow-Haired Warrior (le guerrier aux cheveux arc-en-ciel). D’après Matt, la perpétuelle déraison de Jeff illustre son manque de maturité : l’ainé des Hardy explique qu’il en a plus qu’assez d’avoir à se préoccuper en permanence de son petit frère gâté.
Matt a toujours été un catcheur fiable tandis que Jeff a bien souvent déçu ceux qui lui avaient fait confiance. Les frères s’affrontent à plusieurs reprises, Jeff semble avoir eu le mot à Backlash. Jeff saura t-il sortir de cette guerre la tête haute et le regard droit ? Sera t-il plus fort et plus déterminé que jamais, prêt à repartir à l’assaut des grands titres ?